Histoire et archéologie

Par Théo TRUSCHEL

L’UNE DES PLUS ANCIENNES ÉGLISES AU MONDE

En Arménie, des archéologues ont mis au jour les vestiges d’une église chrétienne datant du IVe siècle après J.-C., considérée comme l’une des plus anciennes jamais découvertes. Un édifice arménien autrefois « somptueusement décoré ».
Cette nouvelle a été annoncée dans un communiqué du vendredi 11 octobre 2024 par l’Université de Münster (Allemagne) en collaboration avec l’Académie nationale des sciences d’Arménie. Les deux entités mènent conjointement des fouilles archéologiques sur le site d’Artaxata, dans la plaine d’Ararat, depuis 2018.
Source : Université de Münster/Académie nationale des Sciences d’Arménie


L’ÉCARLATE TEINTURE BIBLIQUE UTILISÉE IL Y A 3 800 ANS

Un minuscule fragment de tissu rouge écarlate de deux centimètres et daté de l’âge du bronze moyen (vers 1767-1954 avant J.-C.) a été découvert dans les grottes du désert de Judée lors de fouilles menées par l’Autorité Israélienne des Antiquités et l’Université hébraïque. Il s’agirait de la plus ancienne preuve de coloration au Kermes vermilio, une cochenille femelle produisant ce fameux pigment écarlate, selon de récentes analyses réalisées dans le cadre d’un vaste projet d’identification des teintures dans les textiles archéologiques.
Source : Terre Sainte


UNE LAMPE À HUILE RARE

Des archéologues de l’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) ont découvert une lampe à huile remarquable et plutôt surprenante lors d’une fouille près du mont des Oliviers à Jérusalem. Bien que les lampes à huile aient été des objets domestiques courants tout au long de l’Histoire, les décorations, en particulier, de cette lampe datant d’entre les IIIe et IVe siècles après J.C., la rendent extrêmement rare, car elles représentent divers objets rituels juifs d’une époque où peu de Juifs vivaient dans la région de Jérusalem : une ménorah du Temple, une pelle à encens et un loulov (une branche de palmier dattier utilisée pendant la fête de Souccoth).
Source : Emil Aladjem


UNE NOBLE ROMAINE RECEVAIT UNE INVITATION À UNE FÊTE D’ANNIVERSAIRE

Dans l’ancien fort romain de Vindolanda, en Grande Bretagne, près du mur d’Hadrien, le sol dépourvu d’oxygène et gorgé d’eau a permis de préserver de nombreux artefacts organiques qui se seraient autrement désintégrés avec le temps : les fondations de bâtiments en bois, des fragments de vêtements, des chaussures de toutes tailles, etc. Et bien sûr, des milliers de fragments de fines tablettes en bois de la taille d’une carte postale, écrites entre les Ier et IIe siècles après J.-C., soit au moment de l’édification du mur d’Hadrien.
La tablette 291 en est sans doute l’une des plus célèbres. D’abord parce qu’elle souligne l’importance des célébrations dans l’Empire romain. Mais aussi parce qu’il s’agit de l’un des premiers exemples connus d’une écriture latine inscrite par une femme. Claudia Severa, l’épouse du commandant d’un fort voisin, écrit à la dite Sulpicia Lepidina pour l’inviter à sa fête d’anniversaire.
Source : CM Dixon

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