La borne ancienne à ne pas déplacer

Par Gérard FO, pasteur en retraite

Qui est le propriétaire d’un champ ou d’un appartement ?

Dans nos sociétés modernes, il suffit d’interroger un notaire pour avoir une réponse claire. Tout bien acheté ou vendu doit être clairement décrit dans ce que l’on appelle le plan cadastral″. Autrefois, les titres de propriété étaient plus simplement indiqués à l’aide de pierres, en général suffisamment lourdes pour rendre bien visibles les limites de chacun.

C’est la raison pour laquelle Moïse, conseillé par l’Éternel, avait établi cette règle :

Tu ne reculeras point les bornes de ton prochain, posées par tes ancêtres, dans l’héritage que tu auras au pays dont l’Éternel, ton Dieu, te donne la possession (Deutéronome 19/14).

C’était devenu un proverbe :

Ne déplace pas la borne ancienne que tes pères ont posée. (Proverbe 22/28)

Changer les limites de propriété était même assimilé à un vol, et nous pouvons facilement le comprendre.

Dieu ne change pas et nous devons veiller à recevoir et mettre en pratique ses commandements et ses mises en garde, lui qui est

le Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation (Jacques 1/17).

Sa parole demeure immuable et nous ne devons pas chercher à l’adapter à nos mœurs même pour les moderniser (Matthieu 24/35).

Creusons les mêmes puits 

Les Philistins comblèrent et remplirent de poussière tous les puits d’eau que les serviteurs d’Abraham avaient creusés. Isaac creusa de nouveau les mêmes puits, et il leur donna les mêmes noms que son père leur avait donnés (Genèse 26/16-18).

Si un puits semble perdu, c’est peut-être simplement parce qu’il a été bouché par un ennemi.

Dans des régions désertiques, il peut arriver que l’on ait oublié de noter l’emplacement exact d’un puits. Il suffira alors, pour le découvrir, d’une recherche minutieuse faite sur la base de bons renseignements. La personne qui possède un tel plan est réellement riche, c’est pour elle un trésor inestimable. De même, les lois de Dieu sont pour ceux qui les suivent fidèlement la plus grande des richesses.

Je me réjouis en suivant tes préceptes, comme si je possédais tous les trésors (Psaumes 119/14).

Conservons fidèlement la parole de Dieu

Au commencement, Moïse, dans sa loi, ne permettait pas aux hommes juifs de répudier leurs femmes. À cause de la dureté de leurs cœurs, le divorce fut toléré (Matthieu 19/8).

L’apôtre Paul rappelle à ses lecteurs de Corinthe l’Évangile qu’il leur a annoncé, qu’ils ont bien reçu, dans lequel ils ont persévéré et par lequel ils sont sauvés. Toutefois, il assortit ce rappel d’une solennelle mise en garde : ils doivent retenir cet Évangile tel qu’il leur a été annoncé, sinon leur foi pourrait être vaine (1 Corinthiens 15/1-2).

Le peuple lassé de la manne ?

Il parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? Car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture (Nombres 21/5).

Ne méprisons pas la parole de Dieu parce qu’elle nous semble ancienne

Puis le roi Ézéchias et les chefs dirent aux Lévites de célébrer l’Éternel avec les paroles de David et du prophète Asaph (2 Chroniques 29/30)

Ainsi fut rétabli le culte de la maison de l’Éternel (2 Chroniques 29/35).

Ne craignons pas d’être archaïques. Rendez-vous compte : depuis longtemps, ils chantaient les mêmes chants, avec les mêmes paroles et sans doute la même musique. J’imagine quelque éternel mécontent soupirant après un nouveau chant satisfaisant la foule, bref un tube ! 

Trop souvent nous sommes tentés de mépriser les conseils de Dieu. L’ennemi de notre âme voudrait nous faire croire que tout cela est vieillot. Mais…

ainsi parle l’Éternel : Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie ; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes ! (Jérémie 6/16).

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