Le regard de Dieu sur la pauvreté

Nous vivons dans un monde qui valorise ceux qui réussissent professionnellement. Le revers de la médaille, c’est que ceux qui échouent, qui ne réussissent pas, ou tout simplement ceux qui ne trouvent pas leur place dans cette société sont regardés comme des loosers et chargés d’une culpabilité : « Si tu en es là, c’est de ta faute ! Tu l’as choisi ! »

Tout au long de Bible, nous voyons que Dieu a une attention particulière pour les pauvres, les malheureux, les humbles de son peuple et les étrangers. Il est affirmé la volonté de Dieu de bannir la pauvreté : « Il n’y aura pas de pauvre au milieu de vous. » (Deutéronome 15/4).

Il a donné à Israël des lois dont le but est d’éviter la pauvreté endémique. Des lois qui engagent à tendre la main à celui qui passe par l’épreuve (Deutéronome 15/11), à remettre les dettes, à ne pas prêter à intérêt (Exode 22/25). Il y a des lois sur le glanage comme moyen de subsistance (Lévitique 19/10, 23/22), des lois sur le rachat des personnes devenues esclaves du fait de leur pauvreté (Lévitique 25/25 et suivants), des lois qui garantissent la justice devant les tribunaux pour le pauvre (Exode 23/6, Lévitique 19/15).

Dans les psaumes, cette compassion de Dieu se manifeste par un égard attentif à la prière du pauvre (Psaumes 9/ 13 ; 22/25 ; 34/6 ; 35/10 ; 69/33 ; 70/6 ; 72/12 ; 140/13).

Dieu est celui qui délivre de l’oppresseur et qui fait justice au pauvre quand il est bafoué dans son droit (Psaumes 10/12 ; 12/6 ; 35/10 ; 40/18 ; 72/4, 12-13 ; 74/19-21 ; 107/41 ; 109/31 ; 112/9 ; 113/7 ; 132/15 ; 140/13). Il donne de l’espérance (Psaume 9/18).

Les prophètes dénoncent la cupidité et l’oppression des plus faibles (Esdras 3/14, 10/2,  32/7 ; Jérémie 2/34 ; Ézéchiel  16/49, 22/29 ; Amos 8/4, 6 ; Zacharie 7/10 et suivants).

Considérant ce que la Parole révèle, et si nous avons été transformés à son image, alors ce qui est dit à propos de la prévenance de Dieu envers les pauvres doit être notre objectif, notre boussole.

Il nous faut soulager la pauvreté, prendre position contre toutes les formes d’oppression, d’injustice. Et commencer par avoir un regard valorisant pour tous les blessés de la vie.

La question mérite que nous la considérions avec sérieux, car de la compassion manifestée envers le pauvre, le malheureux, découle l’attention de Dieu à notre prière !  

« Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre Criera lui-même et n’aura point de réponse. » (Proverbes 21/13)

Frédéric Nicolas, pasteur à Cahors, pour l’Union des Actes

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