Pour mieux connaître Dieu : étudiez la lettre aux Romains !

Collection Nouvelle Bible Commentée aux Éditions Viens et Vois

La lettre aux Romains a eu les plus grands commentateurs, d’Origène et Chrysostome à Karl Barth, en passant par Augustin, Luther, Calvin et Godet. Au Ve siècle, elle a permis de repousser les erreurs de Pélage, au XVIe siècle elle a suscité la Réforme.

C’est en entendant la préface de cette épître rédigée par Luther que Wesley s’est converti. C’est en l’étudiant que les réveils de Genève et d’Oxford se sont déclenchés. Chaque génération a quelque chose à recevoir de sa lecture et de sa méditation. “Chef d’œuvre théologique” selon Raymond Brown, cette lettre a pu être considérée comme “le fruit le plus mûr” de l’inspiration de l’apôtre.

Calvin a pu dire : “Quiconque est parvenu à sa vraie intelligence a comme la porte ouverte pour entrer jusqu’au plus secret trésor de l’Écriture.

Et Luther : “Cette épître est la véritable pièce maîtresse du Nouveau Testament et l’Évangile sous sa forme la plus pure. Elle mérite et elle vaut bien la peine qu’un chrétien la connaisse non seulement par cœur mot à mot, mais qu’il s’en serve chaque jour comme du pain quotidien de l’âme… Plus on la fréquente, plus elle devient délicieuse et plus elle a de saveur.”

Godet souligne également que “puisque le sujet central est la justice de Dieu, n’en seront heureux et rassasiés que ceux qui ont faim et soif de justice” (Matthieu 5/6). On ne la lira donc avec profit que dans la prière et avec cette faim de comprendre et cette soif de vivre, de pratiquer.

On ne saurait trop la lire ou l’étudier, car plus on l’étudie, plus elle paraît facile à comprendre, et plus on la sonde, plus on y découvre des merveilles.” (Tyndale)

C’est elle qui permet d’avoir la meilleure des vues sur toutes les perspectives qu’offre la Bible… L’impact que produira sur vous l’épître aux Romains dépendra de ce qui a précédé sa lecture. En effet, plus vous vous serez donné de la peine à étudier le reste de la Bible, plus vous serez au fait des problèmes intellectuels et moraux de la vie chrétienne, plus vous serez conscients du caractère fragile et précaire de votre fidélité, et plus l’épître aux Romains prendra de valeur à vos yeux.” (James Packer)

Dans aucun autre livre du Nouveau Testament, on ne rencontre les éléments de la doctrine ainsi réunis pour former un ensemble systématique et cohérent. Nous comparerions volontiers l’épître au survol d’une région permettant de voir dans sa totalité ce qui auparavant était apparu d’une manière fragmentaire. Qui veut être bien affermi dans la foi et la doctrine, doit lire et relire l’Épître aux Romains et se laisser pénétrer par les grandes vérités qu’elle proclame : puissance de l’Évangile, universalité du péché, justification par la foi, sanctification, Saint-Esprit, adoption, élection, prédestination, Israël, culte, Église, dons spirituels, éthique chrétienne, autorités, mission, relations, etc.

Thibaud Lavigne

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