par David LORIÉRO, compilation des interventions et article rédigé
“La mémoire du juste dure toujours. Il ne craint point les mauvaises nouvelles ; Son cœur est ferme, confiant en l’Éternel…”(Psaume 112/6b-7)
“La mémoire du juste est en bénédiction.”(Proverbes 10/7a)
Ces versets reçoivent un témoignage supplémentaire de leur justesse par la vie de notre frère, le pasteur Maxime DEHAYS, qui nous a quittés le 3 janvier dernier à l’âge de 43 ans. Pour citer un de nos généraux français bien connus : “Le silence est la splendeur des morts.” Et c’est ainsi, avec cette dignité qui l’aura accompagné jusqu’au bout, que ses collègues policiers et plus d’une trentaine de pasteurs accompagnés de leur épouse, ont salué le serviteur fidèle et consacré.
Dans une cérémonie des plus solennelles, entourant son épouse Julie et leurs deux fils, plus de quatre-cent-cinquante personnes sont venues saluer celui qui leur a fait du bien, celui qui les a conduits à la connaissance de Christ, eux dont il a parfois même littéralement “sauvé la vie” !
Dès l’âge de dix ans, Maxime a découvert la lumière de la foi en Christ par sa grand-mère maternelle. Sans grand bruit ni grande démonstration, cette lumière va s’affirmer et devenir flambeau, patiemment, avec le temps. Cette foi, il l’a portée avant toute chose par sa manière d’être. Exigeant envers lui-même, persévérant, humble, Maxime sera de nombreuses fois récompensé dans son parcours sportif. Il mettra ses dons au service de l’utilité commune et de la protection des plus faibles : trois années dans la gendarmerie, vingt-deux années dans la police… Il prêtera encore sa vie et son temps comme pompier volontaire et sauveteur en mer.
Maxime et Julie se sont rencontrés en Bretagne, puis c’est en Normandie, quelques années plus tard, qu’ils ont donné leur vie au Seigneur. Passionné de la parole de Dieu, attaché à la comprendre toujours mieux pour la mettre en pratique, Maxime la décortiquera à l’Institut de Théologie Biblique de Léognan.
Accompagnés par le pasteur M. Michel Maréchal et son épouse, Maxime et Julie ont finalement reçu la responsabilité de l’église de Rezé dans le voisinage nantais. Convaincu et transformé par le message de la grâce, Maxime a saisi les opportunités d’annoncer l’Évangile dans les rues et les campus universitaires. Son attention particulière tournée vers les plus fragiles, les plus éloignés, les blessés, lui a valu d’être apprécié et respecté. Il laisse un héritage à qui voudra bien le recevoir : celui d’un modèle. “Père droit, courageux, persévérant et profondément humain”, “Pasteur se souciant de ceux qui lui avaient été confiés jusqu’à sa dernière conversation”.
Ayant eu la liberté d’un mot lors de la célébration en son hommage, j’aimerais rappeler cette vérité évoquée en ce jour :
“Un chrétien ne “meurt” pas : il est rappelé auprès de son Seigneur, lorsqu’il est prêt, pour entrer dans un service encore plus grand. Oui, car Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais celui des vivants !”
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